Paysagiste Haut-Rhin Senateur Catherine Troendle
 
 

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14- Ancien corbeau : Hostellerie où séjourna Mme Royale (1795)

Partie de Paris pour l'Autriche le 18 décembre -jour anniversaire de ses dix-sept ans-, la jeune princesse arrive la veille de Noël au soir à Huningue, où une grande foule est accourue de toutes parts pour voir l'infortunée orpheline.

L'affluence est tellement grande que, pour prévenir toute "surprise", on ferme les deux portes de la ville. Logée à l'Auberge "Au Corbeau", chez le citoyen François-Joseph Schultz, la fille de Louis XVI y a rapporté son récit de voyage de Paris à Huningue, par une lettre datée du 25 décembre et adressée à Madame de Chanterenne.


15 - Ancienne poste

C’est au 5 de la rue Abbatucci qu’avaient été installés les premiers services de la poste royale.

La forteresse de Huningue possédait également un relais de la Poste aux Chevaux. Il en est déjà fait mention à la fin du XVIIème siècle. Le relais se trouvait à la convergence des routes venant de Belfort et Strasbourg et se dirigeant vers la ville de Bâle.

16- Restes de remparts

17- Maison natale du Général Ordener (fils) 1787-1862

Le Comte Michel Ordener, général de division, est né à Huningue le 3 avril 1787, fils de Madeleine Walter (fille de Walter André, maître boucher et bourgeois en cette ville) et du général Michel Ordener, maréchal des logis chef au régiment des Cévennes, né à l'Hôpital (Moselle), le 2 septembre 1755. D'origine suédoise, Michel Ordener père passa dans la légion de Boufflers avec le grade de brigadier le 9 novembre 1779, au 4ème Régiment de chasseurs où il était adjudant depuis le 23 mai 1787, quand éclata la Révolution.

Le général Ordener fils s'engagea comme volontaire au 11ème régiment de chasseurs à cheval à l'Ecole de Metz, la même année, d'où il sortit avec l'épaulette de sous-lieutenant en 1803, servit d'aide de camp à son père (1805), puis au général Duroc (1806), auprès desquels il fit les campagnes de Pologne, d'Espagne et du Portugal, devint capitaine en 1807 et passa en 1809 avec le grade de chef d'escadron à la Grande Armée qui opérait en Allemagne. Il se distingua à la bataille d'Austerlitz, où il eut un cheval tué sous lui, et fut décoré de la croix de chevalier de la Légion d'Honneur le 14 mars 1806. Passé au 7ème régiment de cuirassiers, il fit preuve de bravoure à Esslingen et Wagram, et suivit l'Empereur en Russie en 1812. Il combattit à Dresde, fut officier de la Légion d'Honneur le 5 septembre 1813, conduisit l'extrême arrière-garde après le désastre de Leipzig et son intrépidité sous les murs de Paris, où il fut contusionné par un boulet à la cuisse droite (1814).

A Waterloo, il était à la tête du 1er régiment de cuirassier. Licencié et mis à la demi-solde le 17 octobre 1815, il resta en non-activité jusqu'à la chute des Bourbons, en 1830. Le 5 août de cette année, Ordener reçut le commandement du 1er régiment de Cuirassiers, devint maréchal de camp en 1831, commandant du département de Maine-et Loire et reçut la croix de Commandeur de la Légion d'Honneur, en 1836. A différentes reprises, il fut à la tête de la 14ème division à Caen. Promu au rang de lieutenant-général, par décret du 22 avril 1846. Atteint par le décret sur la limite d'âge, il fut élevé par Napoléon III à la dignité de sénateur à vie. Retraité en 1853, et placé sur sa demande dans la section de réserve du cadre de l'Etat major général. Grand officier de la Légion d'Honneur depuis le 24 octobre 1848 et chevalier de Saint-Louis du 10 décembre 1814. " En avant jeunes soldats " furent ses dernières paroles le 22 novembre 1862, à Paris.

C'est le général Ordener père qui, en 1804, enleva le duc d'Enghien à Ettenheim.


C) ANCIENNES MAISONS CIVILES

Plus petites que les « maisons officielles », elles se situaient dans la partie occidentale de la ville et se rassemblaient autour de deux pôles, l’église de garnison et l’Hôtel de Ville.


Paul-Bernard MUNCH
Société d’Histoire de Huningue-Village-Neuf & de la Région frontalière



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